Élu au Comité Exécutif en tant que représentant des clubs du football professionnel, son rôle au sein de l’instance dirigeante du football national suscite de nombreuses interrogations et controverses.
Un parcours marqué par des revirements
Ancien fervent défenseur du juridisme et critique de toutes les administrations, Prosper Nkou Mvondo s’est progressivement imposé comme un soutien incontournable de Samuel Eto’o, président de la Fécafoot. Cette évolution surprend d’autant plus qu’il était, sous l’ère de l’ancien président Seidou Mbombo Njoya, un ardent défenseur des lois et règlements. Toutefois, son implication actuelle dans la gestion de la Fécafoot est perçue par certains observateurs comme une remise en question des principes qu’il prônait auparavant.
L’une des principales controverses entourant son maintien au Comité Exécutif réside dans la descente en division régionale de son club, ce qui aurait dû entraîner sa sortie du Comité, selon les règles établies. Cependant, il continue d’exercer ses fonctions, illustrant une certaine flexibilité dans l’application des règlements au sein de la Fécafoot.
Un style de communication tranché
Personnalité au discours souvent incisif, Prosper Nkou Mvondo se distingue par un langage parfois abrupt qui contraste avec la retenue généralement observée dans les hautes sphères du football et de la politique. Son rôle dans la gouvernance de la Fécafoot va au-delà de la gestion administrative : il est régulièrement mandaté par Samuel Eto’o pour représenter la Fédération lors de missions ou de réunions. Ces interventions sont parfois marquées par des tensions, à la différence d’autres membres de l’exécutif, comme la Première Vice-Présidente Mme Eko, dont l’approche est plus consensuelle.
Son influence sur la gestion du football camerounais
Le professeur de droit a également été au cœur de plusieurs épisodes sensibles impliquant la sélection nationale, notamment en ce qui concerne le sélectionneur des Lions Indomptables, Marc Brys. Son opposition à l’entraîneur belge a suscité des débats, certains y voyant une ingérence susceptible d’affecter les performances de l’équipe nationale, notamment en vue des qualifications pour la Coupe du Monde 2026.
Par ailleurs, la gestion financière de la Fécafoot sous la présidence d’Eto’o, avec qui Nkou Mvondo collabore étroitement, suscite des préoccupations. Malgré les revenus générés par la participation du Cameroun à la Coupe du Monde 2022, estimés à environ 9 milliards de FCFA, des questions subsistent quant à la transparence des finances fédérales et au remboursement des prêts consentis par l’État.
Entre politique et football : quel avenir ?
L’engagement de Prosper Nkou Mvondo dans le football, en parallèle de son parcours politique, soulève des interrogations sur la compatibilité entre ces deux univers. Son rôle au sein de la Fécafoot reflète une influence grandissante qui ne laisse pas indifférent. Dans un contexte où la gouvernance du football camerounais est scrutée de près, sa trajectoire continue d’alimenter les débats sur les liens entre sport et politique au Cameroun.
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